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Agences de relations publiques: de la pollution des boîtes courriel

Lors de son dernier passage au Québec à l’occasion du Webcom-Montréal, Fred Cavazza avait débuté sa conférence par la phrase suivante:

«Tout est spam.»

Effectivement, même si on envoie une information à un ami (un vrai de vrai là), s’il n’est pas intéressé, ce courriel est tout aussi indésirable que celui d’un spammeur.

***

Les agences de relations publiques devraient retenir la leçon. Les informations envoyées à un récepteur doivent être pertinentes et en cohérence avec ses intérêts. Il doit être enchanté, sans quoi vous l’ennuyez. Pire: vous le molestez.

Dans le cadre de relations publiques, il faut donc segmenter au peigne fin ses récepteurs. Sinon, c’est un peu comme si vous leur demandez d’être réceptifs et à l’écoute simplement pour vous faire plaisir…

De la pollution des boîtes courriel

Malheureusement, les agences de relations publiques semblent croire qu’il est normal d’envoyer de la publicité à votre porte (pensons aux fameuses circulaires qu’on reçoit toutes les semaines) et qu’il en va de même de votre courriel.

C’est complètement faux.

Chères agences de relations publiques, si vous nous embêtez avec vos courriels, nous allons les classer comme étant du spam et, à la longue, vous vous rendrez compte que vos courriels rebondissent sans même avoir été lus. Quoique c’est peut-être tant mieux, cela vous obligera un jour à vous poser systématiquement cette question cruciale:

Mon message était-il pertinent aux yeux de cet internaute précis?

***

Je vous épargne la petite histoire qui motive ce billet. Je n’ai pas l’aplomb de Michelle pour ce genre d’affaires. Mais je pense que le message est assez clair pour qu’on se passe de l’anecdotique!

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Récapitulation

Petite récapitulation sans ordre précis, question d’attirer votre attention sur certains articles que vous auriez peut-être manqués (ce sont mes préférés!):

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C’est pas nouveau, même si c’est sur Facebook

On ne peut pas parler de la croissance fulgurante du nombre d’utilisateurs de Facebook sans remarquer les implications sur les modes de communication et l’organisation sociale. Afin de «regagner l’amour perdu», le monde de la publicité commence à s’adapter. Exemple.

J’ai reçu ça dans ma boîte de courriels aujourd’hui:

monétisation de Facebook, publicités subtiles par l'offre de «cadeaux gratuits»

C’est ma petite soeur qui m’envoyait un «cadeau Facebook», gratuit parce que présenté par Toyota.

Il faut revoir ses façons de faire

Qu’est-ce que c’est exactement? C’est de la pub. Une nouvelle sorte de pub, mais déjà assez courante dans les sites collaboratifs. Dans l’univers Facebook, on en retrouve beaucoup dans les diverses applications sociales.

Restons avec le cas que je vous présente: remarquez que la publicité est tout de même discrète, s’insérant doucement dans le tableau de bord. Rien à voir avec les gigas panneaux publicitaires sur le bord des autoroutes.

monétisation de Facebook, publicités subtiles par l'offre de «cadeaux gratuits»

Néanmoins, ces toutes petites pubs sont bien plus remarquées, puisqu’elles s’insèrent dans les habitudes quotidiennes des consommateurs. Du même coup, cela leur confère un potentiel de «viralité» bien plus grand: tout comme ma petite sœur, on se dit que c’est quelque chose de sympathique à envoyer aux gens qu’on aime.

Quant au récipiendaire, il apprécie la pensée, tout en remarquant le cadeau. Voilà, Toyota contribue à maintenir les relations et est associé à des moments agréables. Objectif atteint.

Rien de nouveau sous le soleil

Simon Bédard s’évertuait cette semaine à nous présenter son opinion quant à l’apport de Facebook dans les interactions sociales. Entre autres, il commentait: «Le principal reproche que je peux faire à Facebook est la volonté malsaine de ses dirigeants de vouloir monétiser à tout prix ces relations.»

Mais, pensons-y, avec tout ce monde qui bourre les serveurs de Facebook de photos, de vidéos ou de commentaires de toutes sortes, j’imagine qu’il faut trouver un moyen de rentabiliser. C’est tout à fait normal, ça a toujours été une réalité du privé.

De même que le principe des goodies n’est pas nouveau. Les cadeaux, les objets gratuits ou les objets promotionnels font présentement partie de la plupart des stratégies d’entreprise. En d’autres mots: les cadeaux associés un produit ou une marque existaient bien avant Facebook! Ce qui est différent, c’est la façon de les distribuer. Aujourd’hui, on se doit d’être beaucoup plus précis: on prend soin de ne toucher que des gens susceptibles d’être intéressés. Et pour cela, on ne se manifeste que là où ces personnes sont, et encore! cela se fait avec délicatesse, en choisissant le moment et la manière d’approcher.

La nouvelle façon de présenter la publicité n’est donc pas dans l’idée en soi, mais son application.