Vendredi, avr 11, 2008
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Telus, Rogers, Bell Mobilité, Virgin, Fido et Vidéotron n’ont pas pensé aux utilisateurs tels que moi
Peu à peu, on se dirige vers un monde où le cellulaire sera le centre de contrôle des télécommunications et de la vie virtuelle. Justement, Benoît Meunier me soulignait cette semaine via Twitter l’importance de se familiariser dès aujourd’hui avec les appareils mobiles afin d’en connaître les limites et d’entrevoir les possibilités.
Il y a quelques jours, une convergence de circonstances m’a amenée à devoir m’acheter un nouveau cellulaire et, par la même occasion, prendre un nouveau plan. Je me suis dit: «pourquoi pas en profiter pour aller chercher quelque chose qui me permette d’être branchée en tout temps?»
C’est donc armée de bonne volonté et d’un bon budget que j’ai entrepris de trouver la machine et le “plan data” de mes rêves… Constatation: allongez les $$$ si vous voulez vraiment faire de votre cellulaire un centre significatif de vos échanges avec le monde.
La dure réalité
Disons-le: l’Internet via un mobile, ça coûte cher. Au Québec, à part Telus pour 45$, aucun opérateur n’offre de l’Internet illimité à un tarif mensuel abordable. Par contre, les téléphones de Telus ne fonctionnent pas partout dans le monde; une contradiction en soi avec le «côté mobile»…
Bon, quand on n’exige pas que ce soit illimité, il y a Rogers qui offre un Gig par mois pour ceux -et seulement ceux- qui ont le iPhone (qui est aussi wireless…!). Sinon, quelques-uns offrent des plans data de 1 Go pour 65$.. mais avec des frais de dépassement de cette limite qui font franchement peur.
Mais pensons-y: à ce 65$, il faut ajouter avec les frais de téléphonie (parce que c’est un téléphone pardi!), de boite vocale et d’accès au réseau, on s’en sort difficilement en bas de cent dollars avant les taxes! Et cela n’inclut pas les appels excédentaires (selon le plan choisi, on a un certain nombre d’appels sortants d’inclus), les interurbains, l’utilisation de services (tels qu’envoyer des photos ou faire un appel vidéo) ou même parfois les SMS. Aïe, aie, aïe!
Et je ne parle même pas des fameux «roaming charges», ces frais de location de réseaux lorsqu’on est hors de son pays…
Potentiel d’utilisation ne veut pas dire utilisation
Autre point: advenant que je me satisfasse d’un des plans qui me sont offerts et que j’accepte d’allonger les billets verts, il faut encore trouver une machine pensée en fonction de se promener sur la toile (ergonomie physique et logicielle, rapidité). Et ça, pour en avoir essayé une bonne douzaine, il y en a pas tant que ça.
Pensons-y: si je paie pour un plan qui me permette de naviguer, il faut que ce soit agréable quand je navigue, sans quoi je vais essayer d’éviter de l’utiliser. Pourquoi payerais-je aussi cher pour un service que je n’utiliserais pas?
Et c’est là où ça fait mal.
C’est difficile d’avoir un plan ET une machine qui permettent de se promener sur le Web et de faire efficacement plusieurs opérations basiques telles que le courriel, la messagerie instantanée et quelques médias sociaux populaires (Facebook, par exemple).
Bref, pour ceux qui rêvent d’emporter leur cellulaire en weekend tout en laissant l’ordinateur à la maison et de ne pas trop le ressentir, ce n’est pas avec un compte avec une compagnie québécoise que ça se passera.
En tout cas. Tout ça me frustre.
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