Mercredi, avr 23, 2008
Aimez-vous les sites en flash?
Alors que je lisais de vieux billets de Sylvain Carle, l’un d’eux a retenu mon attention parce que ce qu’il a écrit m’a permis de pousser ma réflexion plus loin quant aux utilisations pertinentes de flash.
Commençons par ce qu’il en dit:
[...] j’ai réfléchis un peu sur les sites en flash et sur les raisons qui font que je n’aime généralement pas ce type de site, ce n’est rien contre le style ou les gens qui les fabriquent, c’est une question de culture. En une phrase : je n’écoute jamais la télé mais je lis énormément.
L’autre aspect : les gestes médiatiques en réseau ne sont pas supportés par la plupart des sites en flash. Ils sont conçus pour être vus, permettre une interaction encadrée dans le contexte prévu par les créateurs, mais pas pour être eux même objets d’interactions et de conversations.
C’est drôle, moi non plus je n’aime pas flash, mais je n’ai jamais su trouver pourquoi. Un peu comme un préjugé qui a la vie dure parce qu’il n’est fondé sur rien.
La lecture de ce billet m’a fait réaliser qu’en fait, les sites flash ne me plaisent pas parce que moi aussi je préfère lire et que lorsque j’allume une télévision, c’est souvent plus pour l’écouter que la regarder.
L’Internet est pour moi un espace de travail et d’apprentissage. Les besoins que je comble sont donc de l’ordre de l’information et un site qui m’offre plus de spectacle que de contenu m’énerve. En plus, la plupart de ces sites ne donnent pas des url différents à chaque page; ça implique que si j’y trouve une information que je veux partager, je dois carrément donner le «trajet» à mon récepteur.
Par contre, il faut dire que les sites flash sont souvent des univers expérientiels. Et bien que ce soient des univers fermés, comme le mentionne Sylvain, ils se veulent suffisants à eux-mêmes, sans nécessité d’aller ailleurs. Même que, d’une certaine façon, on veut garder l’internaute le plus longtemps possible, afin de l’immerger (pour un bon exemple, allez lire l’analyse que j’avais faite à propos du site Seduction by Light).
Dans cette optique, les sites en flash me semblent tout à fait appropriés pour des questions de branding ou de fidélisation. Un espace qui n’est pratiquement qu’expérience et interactivité peut certainement servir une marque (quoique certains remettent cette croyance en question…!) en augmentant le lien qu’elle a avec son consommateur et en raffinant l’image que celui-ci s’en fait. Et puisque c’est émotif, il n’y a pas de raison de faire de liens vers l’extérieur, parce tout se passe là…
Bref, en y pensant bien, les univers ludiques ou purement expérientiels avec peu de contenu peuvent bien être en flash. Le fait que je ne sois pas fan de télé, ni de jeux vidéos d’ailleurs, doit certainement influencer ma perception de ces sites, mais il n’en reste pas moins que c’est probablement dû au fait que je ne fais pas partie du public cible.
Par contre, ce qui est plus embêtant, c’est lorsqu’un site de compagnie dont la première fonction consiste à informer soit bourré de flash. Et là, je ne veux pas me perdre dans l’éternel débat du référencement des sites en flash, je veux plutôt attirer l’attention vers la pertinence d’utiliser du flash. Est-ce que le flash me permet d’illustrer mieux le propos? Est-ce qu’ainsi le message passe mieux? Est-ce que le temps de chargement est justifié? Est-ce que vraiment c’est le code le plus approprié? Et, la plupart du temps, je trouve que ce n’est pas le cas.
Voilà pourquoi je n’aime pas les sites en flash.
Classé dans Stratégie, Univers technologique Étiquetté comme branding , flash , image de marque , programmation , site internet
6 commentaires
ncossette
avril 23rd, 2008 at 19:35
lire sur le sujet http://i.never.nu/front-de-boeuf/
Laurent LaSalle
avril 23rd, 2008 at 21:54
Non
Isabelle Lopez
avril 24th, 2008 at 0:44
@ncossette il est super ce billet! Et, justement, il a généré BEAUCOUP de commentaires! Merci de nous le partager.
Ange
avril 25th, 2008 at 4:49
Si les sites en flash n’existaient pas, je pense que le web perdrait en créativité : quand on voit les FWA, on comprend mieux pourqioi les sites full flash existent. Du moment qu’on tient bien compte des problématiques de référencement et que ça ne devient pas systématique. Il existe aussi de très beau sites conçus sans flash. La pertinence de l’utilisation du flash dépend du contexte, de la cible, des objectifs que l’on fixe à la communication. Le flash est très utile si l’on souhaite crér un site essentiellement ludo-créatif. Tout le monde ne cherche pas de l’info, l’entertainment a aussi une forte place, surtout chez la jeune génération (http://www.concepteur-redacteur-blog.com/2008/04/20/netobserver-facteurs-de-decision-achat-generations/)
Ange’s last blog post..Emailing : stop au matraquage, et travaillez vos images
Dean
avril 25th, 2008 at 14:40
Généralement, ça m’énerve aussi.
Pour les artistes qui présentent leurs oeuvres, photos ou vidéos, ok, j’aime. Je m’assoie et je regarde. Pour les produits, ça peut aller.
Pour les sites d’infos, et et les compagnies, je veux aller droit au but. Et flash me fait perdre mon temps. Une seconde de peru par site, au bout de la journée, ça fait plusieurs minutes.
Isabelle Lopez
avril 25th, 2008 at 15:50
Contente de voir que vous être d’accord avec moi! Il y a donc une place pour les sites en flash, mais ça dépend du contexte!
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