Web 2.0 : l’œuvre de passionnés

Si la conférence «La place des logiciels libres dans les analyses du Web participatif» de Stéphane Couture de l’UQAM était fort intéressante, la discussion qui l’a suivie a suscité l’engagement de la salle en général. Je n’aurai pas le prétention de résumer la présentation ou les discussions qui ont suivi, mais laissez-moi vous partager la réflexion qu’elles ont suscitée.
«Les technologies influencent les possibilités [du Web 2.0]. Mais qui les fait? Qui sont ces acteurs de l’avancement du Web?» demandait Stéphane Couture après avoir démontré l’influence du développement du langage PHP sur les plateformes Web.

Effectivement, le côté technique fait partie d’un dispositif nécessaire à la communication. Il est facile d’oublier que l’Internet participatif a ses artéfacts et que s’il est tel qu’on le connaît aujourd’hui, c’est le résultat de la volonté d’un certain nombre de personnes. Qui sont ces constructeurs, ces développeurs? Sont-ils nombreux? Quel pourcentage des Internautes sont des acteurs techniques du Web 2.0?

Car c’est vrai que bien que je sois pour le logiciel libre, on ne peut attendre de moi que je crée une seule ligne de code! Je peux donner des idées, commenter, critiquer, certes, mais je ne peux produire. Mais j’aime et utilise les créations de ces programmeurs passionnés. C’est le cas de beaucoup d’entre nous. En fait, la vérité c’est nous sommes dépendants d’eux.

Heureusement pour nous, ils continuent avec dévotion leur travail de moines. C’est qu’ils y croient. Assez pour y mettre des nuits entières. Et ce Web que nous connaissons et qui me fascine, c’est leur création! Et est-ce qu’on y pense souvent à ça?

Alors merci à vous, visionnaires, magiciens et constructeurs du Web! Vous avez su créer les fondations de ces espaces de parole, d’échange, de collaboration.

Et puis, disons-le, si le Web participatif est né de ces outils, les valeurs qui le sous-tendent étaient certainement déjà existantes. Le langage donne les possibilités, mais je pense que c’est plutôt une culture participative qui a entraîné le développement de ces codes.

Cet article fait partie d’une série de billets publiés dans le cadre de ma présence au Congrès «Web participatif : mutation de la communication?» ayant lieu les 6 et 7 mai 2008 au Centre des Congrès de Québec

3 commentaires

  1. un gars qui lit ce blogue

    mai 6th, 2008 at 20:26

    1

    Pour une référence sur le mouvement open-source et sur le côté collaboratif, je recommende fortement:
    Eric Raymond, The Cathedral and the Bazaar. Un “livre” (dirais-je plutôt un pamphlet) phare.

    http://www.catb.org/~esr/writings/cathedral-bazaar/

  2. Isabelle Lopez

    mai 7th, 2008 at 6:37

    2

    ok j’irai voir! (je suis bien contente de voir qu’il y a aussi des versions françaises! ;))

  3. Logiciel libre : contribuer ne veut pas dire donner sans attendre

    mai 7th, 2008 at 17:43

    3

    [...] que j’avais terminé mon billet précédent, la présentation «Du don à la contribution comme mode de participation dans les communautés [...]


TrackBack pour cet article

Laisser un commentaire