Petit bonheur de la journée: la découverte des performances du groupe Improv Everywhere. Vivant dans une ville de taille moyenne (plus ou moins un million d’habitants), je n’ai jamais eu le plaisir d’assister à ce qu’on appelle en théâtre «un happening», ou encore, en marketing et en relations publiques, du «street marketing». (Bon ok, j’ai personnellement eu le plaisir d’en faire un dans un autobus public vers mes quinze ans, mais ça ne compte pas!)
Ce groupe a des idées plutôt ingénieuses, comme cette idée d’utiliser les nombreuses vitrines d’une grande surface (voir la vidéo plus haut) ou encore celle d’une mini comédie musicale ayant lieu dans une aire de restauration:
Pour renforcer son image de marque
Outre la valeur artistique de telles performances, j’ai toujours cru au potentiel marketing de telles présentations. Constamment bombardés de publicité, les consommateurs sont de moins en moins réceptifs aux messages des marques; une activité ludique ayant lieu au travers de leur quotidien a un potentiel de rétention beaucoup plus élevé, et ce, avec une seule exposition.
Je ne suis pas la seule à penser cela, puisque certaines agences dans des grandes métropoles se consacrent uniquement à cela. Justement, récemment, Culture Buzz rapportait une magnifique représentation organisée par Lastminute.com ayant eu lieu dans une salle d’attente de l’aéroport de Londres afin de promouvoir son service de planification de vacances à la dernière minute:
Au sein de l’aéroport Stansted de Londres, c’est une comédie musicale qui s’improvise l’espace d’un instant. Filmés par 7 caméras cachées, les 14 acteurs interviennent les uns après les autres dans l’incompréhension générale. Un policier arrive pour ordonner un retour au calme mais il est également complice et se met à chanter à son tour. [...] Pour parfaire le dispositif, les chariots des voyageurs portaient l’inscription : “Quand êtes-vous allé pour la dernière fois au théâtre ?”
Contrairement à la performance théâtrale présentée plus haut, cette dernière présentation a lieu devant un public captif. On parle alors de «wait marketing», c’est-à-dire qu’on atteint notre récepteur lorsqu’il attend, donc qu’il n’est pas engagé dans une activité.
Par contre, dans ce cas précis, je n’ai pas l’impression que la partie intéressante de cette idée réside dans le happening lui-même ni dans son côté wait marketing, mais plutôt dans la distribution Web de la vidéo de l’expérience. Pensons-y: les véritables clients de Lastminute.com sont en ligne, pas dans une salle d’attente d’aéroport, alors que peu des voyageurs ont un accès à Internet et que le moment d’acheter à la dernière minute est déjà passé… Le bénéfice réel de cette publicité non traditionnelle provient donc du visionnement de la vidéo par les internautes et de son côté viral (la preuve: je vous la partage!).
Pourquoi s’intéresser au street marketing?
Néanmoins, ce p’tit musical publicitaire est intéressant à connaître puisqu’il laisse entrevoir l’impact qu’une opération de street marketing peut avoir si elle est bien organisée et bien ciblée. Bien organisé, un seul happening peut représenter un retour sur investissement nettement supérieur à de la publicité traditionnelle. C’est très intéressant, mais, disons-le, on n’est pas habitués d’en faire et on ne sait pas trop comment orchestrer ce genre de communications.
En fait, si on me demandait comment garantir le succès d’une telle opération, je pense que je répondrais qu’il s’agit surtout d’avoir l’humilité de se savoir limités en tant que publicitaires, communicateurs ou marketeux. Bien que l’envie de planifier l’action semble séduisante (on a tous un petit côté artiste!), c’est une bonne idée que de s’en remettre à des auteurs, des producteurs et des metteurs en scène, puisque ce sont eux qui connaissent l’industrie du spectacle, la psychologie du spectateur, la façon d’occuper un espace. Et aussi parce qu’un spectateur, ce n’est pas comme un consommateur. On ne peut pas aller le chercher de la même façon.
Le lien émotif
On vient de parler de la mise en place d’une opération de street marketing, mais comme c’est le cas pour tous les produits de l’industrie du spectacle, ce qu’il faut à la base, c’est une bonne idée. L’objectif: créer un attachement émotif à la marque. Alors, n’escomptez pas augmenter votre notoriété ou fidéliser vos clientèles avec une expérience ni surprenante, ni intéressante, ni amusante! Même que vous pourriez créer l’effet inverse…
Exemple de potentiel marketing
Question d’être concrète, je vous présente une dernière performance d’Improv Everywhere. Le concept: plus d’une centaine d’hommes se sont présentés torse nu chez Abercombie & Fitch, une boutique de vêtements avec un gros département pour hommes. Sur place, bon nombre d’entre eux se sont mis à magasiner… un t-shirt!
Ok, Improv Everywhere n’est pas un groupe qui travaille pour des marques; il n’y avait aucune intention commerciale derrière cette idée, même que leur présence n’a pas été appréciée, la sécurité de Abercombie & Fitch a sommé les hommes de quitter l’établissement.
Par contre, quand on y pense, cette initiative aurait pu créer un incroyable buzz! Pensez-y: plus de cent hommes apparemment en grand besoin d’un t-shirt choisissent de se vêtir à un seul endroit, chez Abercombie & Fitch! D’autant plus que les hommes en torse nu sont pile dans leur image de marque: à l’entrée du magasin, il y une statue d’un homme torse nu, à l’entrée de leur site internet, la photo principale est celle d’un homme torse nu aussi et que leur galerie photo n’a pratiquement que… oui, des hommes torse nu.
Pourtant, exactement la même opération aurait pu être commandée par le magasin. Même qu’il y aurait pu y avoir une petit parade dans les rues commerciales avoisinantes avant (sans t-shirt) et après (avec un gilet de la tout nouvelle collection!) être allé dans la boutique. N’importe quel magasin ayant une forte clientèle d’hommes aurait été ravi qu’une bonne centaine d’hommes véhiculent un tel message: «J’ai trouvé ce qu’il me fallait chez [nom de leur magasin]»…
Bref, cette vidéo n’est pas une opération de street marketing parce qu’il n’y avait pas de message d’ordre publicitaire, mais si c’était le cas, j’écrirais «Wow! ça c’est du street marketing!»
Je continue dans ma lignée de billets de nature personnelle…
Jeudi dernier avait lieu le Yulbiz Québec. Superbe soirée: beaucoup de monde, des personnes intéressantes, de belles conversations! Et puis je me rappelle soudain de ma visite à Montréal il y a deux semaines, où j’ai pu échanger avec des personnes franchement fascinantes et agréables.
Alors en ce lundi ensoleillé, je repense à ça et la jeune femme enthousiaste que je suis a envie de dire publiquement: «Wow, bloguer c’est l’fun; mais c’est encore mieux quand on rencontre les autres blogueurs!» Récit en photos et brefs commentaires personnels.
Yulbiz Québec, 17 avril 2008 au Boudoir Lounge
Bien que confinés dans la grande discothèque vide au sous-sol du Boudoir alors que c’est la première chaude soirée de l’année, on ne se sentait ni isolés ni laissés pour compte.
Les discussions se sont succédées à un rythme effréné, dont une où Philip, Jonathan et Carl se sont mis au défi…
Jean-François et Vincent, les têtes pensantes de SeeYourHotel.com!
De gauche à droite: Jonathan Parent, Stéphane Guérin, Jason Simard (The Reptile Project), Philip Boumansour de chez Percute (caché), Carl Guillemette (The Reptile Project!) et Thierry Poitras de chez Hatem Interactif.
Isabelle à Mourial
J’ai vraiment bien profité de ma visite à Montréal pour passer du temps avec des blogueurs que j’aime beaucoup. Dans certains cas, c’était une première rencontre hors du monde virtuel, et je dois dire qu’à chaque fois, j’ai la magnifique surprise d’avoir accès à une personnalité et des propos encore plus captivants et attachants!
Pour éviter que je me perde dans la grande ville (et ainsi s’assurer que je sois présente à l’événement qu’il organise), Laurent est gentiment passé me prendre aux bureaux de Mikimya. J’y ai rencontré nombre de pionniers du Podcast québécois. À écouter absolument: un podcast que je ne connaissais pas et que j’ai découvert, Lada et Georges. Franchement bon!
Laurent et moi sommes arrivés plutôt tardivement au Yulblog, alors on est tombés sur les couche-tard, qui nous ont entraînés au Yermad, question de vraiment avoir mal à la tête le lendemain pour cause de surdose de mauvais hydromel. On y a entre autres rencontré le fameux Jean-Luc et Émile qui vient de vendre ses réalisations Humour Québec et Fanatique.ca à Branchez-Vous.
Bien que couramment utilisés paR les blogueurs, les flux RSS (ou fils RSS) ne semblent pas toujours montrer d’avantages flagrants aux yeux des Internautes.
Justement, Julien Tartaglia a fait un bon billet à ce sujet. Entre autres, il nous partage cette vidéo sur l’utilisation des flux RSS. Bien que faite pour les enfants, elle pourrait s’adresser à tous ceux qui cherchent à mieux comprendre l’utilisation des flux RSS.
Bon! Ça y est, pour de vrai, je recommence à bloguer!
Question de bien débuter, commençons avec un dessert. Et pas n’importe lequel: la délicieuse crème brûlée du Café Méliès.
C’est Claude Malaison qui m’a fait connaître le Café Méliès. Bel endroit, bonne carte, bon service. Le positionnement de l’établissement est unique!
Bien entendu, cela a été réfléchi. Tout comme cette bonne idée de signer un bon dessert. En associant son nom au sens du goûter, le restaurant rappelle à chaque bouchée que cette sensation ne peut être trouvée.. qu’au Café Méliès!
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